(…) Si vous n’avez pas encore lu la première partie, elle est ici.

Nombreuses sont ces femmes victimes de violences au quotidien, qu’il s’agisse de la femme aux foyers, de la domestique en passant par la jeune fille qui se retrouve avec une grossesse précoce et non désirée par manque d’informations, par manque d’éducation sexuelle, pour mauvaise connaissance de ses droits et devoirs, par mauvaise éducation (la reléguant au second plan).
Elles sont nombreuses à garder le silence, ceci pour des raisons évoquées plus haut. Selon une étude réalisée au niveau national en 2010 au Togo, 91% des problèmes psycho-moraux, 34% des problèmes économiques, 41% des problèmes physiques, 33% des problèmes sexuelles sont causés par des violences basées sur le genre.

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Malgré les efforts que déploient les différents acteurs, le phénomène persiste. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) veut initier un projet d’appui à la lutte contre les violences basées sur le genre en apportant des solutions innovantes. C’est ainsi qu’elle a lieu , jeudi 28 juin des échanges avec différents acteurs et partenaires impliqués dans la lutte contre les violences basées sur le genre au Togo. On pouvait noter les responsables du ministère de l’action sociale et de la promotion de la femme, du ministère des postes et de l’économie numérique, du centre d’écoute de Lomé, des acteurs de la société civile plus précisément Éducation Citoyenne et Changement  (E2C). Le bureau du PNUD Togo nous a réuni avec des cadres du Ministère pendant deux jours pour réfléchir ensemble, afin de trouver des solutions innovantes au problème de violences basées sur le genre. Nous avions été familiarisés à l’utilisation d’un guide qui permet d’intégrer l’innovation dans la phase d’initiation, de mise en œuvre et de clôture d’un projet du PNUD. Nos échanges et travaux ont été facilité  par un staff du PNUD Bénin.

Jeunes filles, femmes , je ne vous demande pas de ne pas vous marier, je ne dis pas non plus de manquer de respect à vos maris. Mais, je vous conseille de faire une introspection sur vous-mêmes. Avant toute chose, sachez ce que vous voulez, affirmez-vous, connaissez vos droits, soyez autonomes, sachez prendre des décisions, sachez prendre la décision qu’il faut quand ça ne va pas.  C’est bien beau de se marier par amour mais sachions une chose, il n’y a pas que l’amour dans ce monde ou dans une relation. Un mariage c’est vivre toute sa vie avec une personne pendant des années, mais nous savons très bien que l’amour c’est deux, trois ans, au maximum 5ans. Donc, il faudrait qu’il y ait autre chose qui vous motive à rester plus longtemps avec le même homme. La vision, le matériel (peut-être, mais un truc qui vous retienne.) Ayez le courage de dénoncer quand ça ne va pas. Ne subissez pas aveuglément des violences basées sur le genre, dénoncer les afin que l’on puisse vous aider.

Aux Garçons, aux Hommes, la vie au foyer ce n’est pas une question de force mais de complémentarité. Aidez-nous à collaborer avec vous. Comme le dit Henri-Fréderic Amiel “Une femme heureuse crée une atmosphère d’harmonie autour d’elle, dont bénéficient la maison, les voisins, la famille, les affligés. Cent femmes heureuses sauveraient pour ainsi dire une ville, par le rayonnement de bonté qui émanerait de leur cercle, car il n’y a tant de méchants que parce qu’il y a beaucoup de gens aigris. ”

De toute façon la violence n’a jamais résolu quoique ce soit.