La comparaison entre humains ça vous dit quelque chose?

Photo by Eloise Ambursley

Bien le bonjour à tous. À travers ces mots je vais vous dire ce que je pense de la comparaison et du mal que cette dernière a sur nos vies.

Notre société s’est chargée de nous inculquer la comparaison au point où même entre frères nous en sommes victimes. J’écoute souvent nos parents qui disent: regarde ton frère ou ta sœur regarde comment il/ elle réussit bien, toi tu nous déçois. On investit en toi mais tu ne portes pas de fruits… Je trouve que c’est maladroit, mauvais dans le sens où chaque être humain a sa particularité, même les jumeaux/jumelles ont leur particularité, comme je le disais, toute personne est unique au monde. Soyez donc vous-même.

L’étoffe des leaders par Stephen R. Covey

« L’Etoffe des leaders »  de Stephen Covey  est un livre très enrichissant. L’auteur a bien décrit la comparaison à mon avis. Dans son livre, il a mis l’accent sur la différence entre la mentalité d’abondance et la mentalité de pénurie. Il a démontré que les universités et entreprises ont tendance à développer la mentalité de pénurie alors que cette dernière nous fait tout voir sous l’angle gagnant/ perdant, on a donc la conviction que les choses sont limitées, que si quelqu’un en possède une partie il y en aura moins pour soi. Des gens nourrissant ces pensées ont ainsi du mal à se réjouir du succès des autres parce qu’ils pensent qu’il y en aura moins pour eux.

Ils pensent également que les ressources sont rares. Pour eux, quand un ami obtient une distinction importante ou du succès, leur sécurité et leur identité sont menacées. Ils le féliciteront mais au fond ils se rongeront le cœur. Ils ont l’impression qu’on leur enlève quelque chose puisque leur sécurité repose sur la comparaison avec les autres et non sur leur fidélité aux lois et aux principes naturels. Si vous concevez la vie comme un jeu ” d’addiction zéro” vous voyez les choses de manière conflictuelle, compétitive, puisque tout gain pour quelqu’un d’autres que vous, vous implique une perte. Si vous avez été élevé dans un environnement d’amour restreint, de comparaison constante, vous adoptez un scénario de pénurie et une pensée dichotomique.

J’ai donc choisi cette démonstration parce que je la trouve meilleure, car nous vivons dans le même contexte ici au Togo. Le togolais voit le succès de son prochain comme étant son échec personnel ou sa fin personnelle.

Stephen Covey continue en proposant de développer la mentalité d’abondance parce qu’elle a le principe gagnant/ gagnant et celui de la communication. Pour lui il faut d’abord chercher à comprendre, ensuite être compris. Leur satisfaction psychologique ne vient pas de la victoire ou de l’échec des autres ni même d’une mise en concurrence avec eux.  Les personnes mettant en pratique la mentalité d’abondance ne sont pas possessives, elles ne forcent pas le processus naturel en exigeant des autres de savoir où ils en sont à tout moment. Elles ne fondent pas leur sécurité sur l’opinion des tierces personnes. Parce que la mentalité d’abondance vient d’une sécurité interne et non d’estimation extérieure, de comparaison, d’opinions, de possession ou de relations.

Il est donc clair que plus nous sommes axés sur les principes, plus nous développons une mentalité d’abondance, plus nous aimons partager le pouvoir, le profit et la reconnaissance plus nous sommes réellement heureux du succès et des réalisations des autres. Moi j’ajouterai que plus nous nous challengeons nous mêmes en faisant beaucoup mieux qu’hier moins nous aurons le temps de nous comparer aux autres.

Beaucoup dirons que ce n’est pas de leur faute s’ils ont développé la mentalité de pénurie mais plutôt celle de l’environnement, du milieu.  Ce n’est pas faux mais personnellement je pense que quand l’homme se rend compte qu’il souffre d’un mal il prend des résolutions pour s’en débarrasser, j’ai moi-même été élevée dans un environnement de comparaison constante mais pourquoi je n’ai pas développé la mentalité de pénurie? Peut-être parce que personnellement je ne m’attarde pas sur le succès de l’autre, je me dis : il l’a voulu et il a travaillé pour l’avoir. Parce que je me connais suffisamment, je connais mes compétences, je sais ce que je vaux et donc je n’ai rien à prouver à personne et vice versa. Il y a de cela quelques jours quelqu’un m’a dit ceci: Hamdiya tu es trop singulière moi je te connais et je t’accepte mais les autres ne te connaissent pas et ils me disent souvent que tu piques la grosse tête, tu te crois supérieure, tu ne te mélanges pas dans la masse.

J’ai juste répondu : On ne mélange pas les pommes et les baie d’acai. Je suis moi et je ne vais pas me mélanger dans la masse pour plaire à qui que ce soit.

Mesdames /Messieurs ne cherchez pas à plaire aux gens, ne vous comparez pas non plus aux autres, félicitez-vous, pour chaque action posée. Appréciez chaque seconde que la vie vous offre, vous n’êtes pas en compétition. Aimez-vous tel que vous êtes. Connaissez-vous, vous-même, connaissez vos valeurs et vos principes, mettez-les en pratique.

Mais une chose reste fondamentale, réjouissez-vous toujours du bonheur des autres tout en vous donnant les moyens d’atteindre le vôtre.