Quand une femme est leader, ça la change mais quand plusieurs femmes sont leaders elles changent le monde. C’est l’un des principes qui ont encouragé Armonik vision à l’organisation du Forum Africain des Femmes Leaders (FAFEL) . Ce dernier était à sa deuxième édition. Plusieurs formations, conférences et autres activités étaient au rendez-vous. Parmi elles une seule m’a particulièrement marqué. Il s’agit de la conférence sur la « gestion de  l’équilibre de vie », parce  qu’elle révèle ce que nous vivons quotidiennement et nous enseigne les secrets pouvant nous aider à mieux gérer notre existence et créer notre bonheur.

Chacun de nous a ses priorités dans cette vie c’est clair et chaque action que nous posons, chaque choix que nous faisons nous rapproche de nos priorités ou nous en éloigne. Beaucoup sont ceux qui se fient au regard de la société, soit par peur d’être jugé soit, par peur de faire des erreurs ou de blesser une personne. On a l’impression de vivre pour les autres au final, nous nous oublions. 

Nous sommes les maîtres de nos actes. Le premier rôle nous revient  et pour cela nous devons connaître notre raison d’être, ce pourquoi nous vivons et quels sont nos rôles dans  la société. Une fois cette prise de conscience faite, place maintenant à notre responsabilité. Place à l’action, au dépassement de soi. D’ailleurs je n’aurais pas mieux exprimé la nécessité de l’action que la grande Oprah Winfrey.
« Peu importe le défi que vous avez à surmonter, vous devez vous rappeler que même si la toile de votre vie se peint au fil de vos expériences, de vos comportements, de vos réactions et de vos émotions, c’est vous qui avez le pinceau en main ». Disait-elle.
C’est si facile d’indexer l’autre et très difficile de nous remettre en cause. Nous devons être capable de nous affronter. Entrer en contact avec notre Moi et être sincère envers ce Moi. Après avoir  fait tout ce travail sur nous-mêmes, qui sous-entend  la connaissance de soi, l’estime de soi, nos objectifs, commençons à prioriser nos priorités car notre choix est plus important que celui de la société et affutons nos compétences pour être à la hauteur.

Dans une société africaine qui  renferme  plusieurs croyances, il est difficile à beaucoup de femmes de s’épanouir. Mes rencontres et échanges avec plusieurs femmes, notamment jeunes filles m’ont fait comprendre qu’il y a deux  catégories de femmes. La première comprend  celles qui ont peur d’exceller ou d’occuper les grands postes parce qu’on leur fait croire qu’elles ne trouveront pas de maris. La seconde, celles qui ne veulent pas bosser parce qu’elles attendent un prince charmant qui sortira de quelque part pour leur assurer une belle vie.

À  la première catégorie, je leur dis de ne pas avoir peur, quel que soit le temps que ça prendra elles trouveront sûrement un homme qui répondra à leurs attentes, qui les comprendra et qui sera même leur accompagnateur. Il n’y a  pas de meilleur couple que celui qui en plus de la complicité, se complète financièrement et mutuellement. Aux côtés d’une grande femme se trouve un grand homme et vice versa.

À la deuxième catégorie, je dis, trouver un homme qui  nous convient, c’est comme travailler sur ses objectifs. Travaillez sur vous-mêmes, faites une liste des critères  auxquels vous voulez que votre homme réponde. Ne vous mettez pas en tête qu’il n’y a qu’un homme qui puisse changer votre vie, non vous seule êtes l’actrice principale de votre vie. C’est un peu comme je veux un homme mais j’ai pas besoin d’homme. Quand vous-même serez au top, quand vous-même vous serez épanouie et fière de vous, l’homme qui arrivera ne sera que la cerise sur le gâteau. Une chose, vous seule êtes la principale actrice de votre vie et ne laissez personne  la contrôler.
En gros « la gestion de l’équilibre de vie », c’est demander  conseil  quand il le faut et agir au bon moment.