La femme a longtemps  été considérée comme un sexe  faible, depuis la maison, l’entourage, l’école et les communautés. Ce qui fait qu’elle a perdu toute confiance en elle, elle se sous-estime et se croit incapable de réaliser de bonne chose. Elle a la chance d’aller à l’école aujourd’hui et elle est parmi les meilleurs mais malgré cela,  elle reste cachée elle ne se montre pas. Elle n’est pas audacieuse, elle n’a pas le courage de revendiquer  ce qui lui revient de droit. Elle ne prend pas la parole ou n’exerce pas certains métiers, parce que, pendant  longtemps on lui a montré les postes réservés aux hommes. Surtout qu’en Afrique, quand un homme parle la femme se tait. Dans les familles quand une sœur et un frère se disputent, tout le monde a tendance à condamner la fille. Et même quand elle est victime, le reproche est souvent pareil « tu ne sais pas que c’est ton frère, il est  plus fort que toi; donc obéit-le « . A y penser, l’interprétation pourrait être comme si on ne devrait pas obéir le gente féminine en général.

Mais en réalité, les femmes  ont posé des actes primordiaux  pendant la lutte pour les indépendances des pays africains, à travers leurs manifestations. Au Togo, surnommées femmes « ablodé », elles étaient prêtes à tout pour la libération de notre cher pays  le Togo. En illustration, durant cette période de lutte pour les indépendances, même l’interdiction de partage des tracts de leur parti n’aurait pas eu raison d’elles. Elles les cachaient dans leurs pagnes ou dans leurs marchandises pour arriver à leur fin. Elles ont été d’importantes pourvoyeuse de fonds pour alimenter les partis politiques ainsi que la vie politique Togolaise.

Au-delà des frontières togolaises, tout récemment nous avions vu le rôle incontournable que les femmes Burkinabés ont joué pour la libération de leur pays. Encore plus loin en remontant en 1945, lors de la deuxième guerre mondiale, on a vu des femmes assister leurs maris militaires à la guerre. Outre ces contributions plus ou moins politiques, elles sont d’importantes  commerçantes et leurs activités contribuent énormément à l’économie des pays en Afrique, principalement au Togo.

Rosa Park
Rosa Park

Tous ces actes prouvent que nous (femmes) sommes des leaders nées. Des compatriotes de première classe, nous avons une détermination qui  n’est pas destinée à tout le monde.

Dans les années 60 ses femmes  vaillantes Togolaises  n’étaient pas instruites, n’avaient pas eu la chance d’aller à l’école mais contemplez tous les efforts qu’elles ont fait pour notre pays. En 2015, le Togo comptait 7,5 millions d’habitants dont 49, 3% d’hommes contre 50,7% de femmes.  Il y a lieu de remarquer que  la croissance est exponentielle. En effet, aujourd’hui,  la plus part des filles ont la chance d’étudier. Un pas est franchi certes mais jusqu’à présent quelle est la place qu’occupe la femme Togolaise dans notre société? Où est parti cette détermination et ce courage qu’elles avaient?  Qu’est ce qui s’est donc passé?

La faute l’éducation ou à  l’entourage ?

Personnellement je pense qu’on devrait revoir l’éducation  parce qu’elle est la base de toute chose. C’est elle qui a peut-être été faussée. Parce qu’il faudrait  que la maman soit suffisamment éduquée et informée pour pouvoir imprégner ses enfants. Depuis le bas âge, faire comprendre qu’il n’y a que le sexe qui diffère et cette différence n’est ni  signe d’infériorité, ni de supériorité. Permettre  à la fille de  croire en elle, en ses capacités, lui permettre (ou plutôt aux enfants) de se connaître suffisamment. Cultiver le partage, le soutien et l’entraide parce qu’au lieu que le jeune garçon  méconnaisse l’importance de la jeune fille, il doit plutôt savoir qu’il est question de la complémentarité. Il doit la  soutenir afin d’aboutir à des résultats qui profitent à tous.7044620251_7508c6a51c_h

Au fur et à mesure que la jeune fille grandisse, bien l’encadrer pour qu’elle ne perde pas confiance en elle. Lui donner les moyens pour qu’elle y arrive, lui donner la place  qu’elle mérite pour un meilleur épanouissement, lui permettre de se surpasser, de maîtriser son environnement et de détecter ses limites, surtout ses forces. C’est seulement comme cela qu’elle pourra arrêter de se cacher, de titiller  pour s’affirmer et  se battre pour ce qui lui revient de droit. Parce que disait Ginette Quirion, « l’éducation d’un enfant, on le sait c’est souvent un combat constant entre les valeurs de la famille et celles de l’entourage. »

Bien à vous !

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